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Recherche et développement pour la défense Canada

Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) a pour mandat de fournir une aide à la décision objective et opportune aux Forces canadiennes et au ministère de la Défense nationale en prévoyant les défis que l’avenir leur réserve et en favorisant l’innovation en vue d’assurer qu’ils sont prêts sur les plans scientifique et technologique et pertinents sur le plan opérationnel, tant aujourd’hui qu’au cours des années à venir. Les neuf centres RDDC répartis dans toutes les régions du Canada contribuent à l’exécution du programme de recherche auquel participent également le milieu universitaire et le secteur de l’industrie.

La prochaine année nous réserve bon nombre de défis techniques et scientifiques et RDDC s’efforcera de réagir en fonction des possibilités et des menaces qui prévalent en cette ère où la S &T ne cesse de progresser à l’échelle mondiale. La souveraineté et la sécurité dans l’Arctique, le réchauffement climatique, le coût et la conservation de l’électricité et de l’énergie, l’environnement; les répercussions des changements de politiques et de lois nationales et internationales sur les opérations et les capacités militaires, voilà tout un ensemble d’éléments qui ont une forte incidence sur la planification et le fonctionnement du Ministère.

La Stratégie de défense Le Canada d’abord (SDCD) dresse un Plan d’investissement s’inspirant d’une analyse systématique des besoins en capacités pour calculer les dépenses des vingt prochaines années. Dans le cadre du système de gestion de capacités en S & T, RDDC acquiert la capacité de relever les incidences des grands enjeux en matière de S & T, d’en faire le suivi et de présenter des rapports à cet égard. Nous pourrons ainsi conseiller les décideurs du Ministère et déterminer les nouvelles capacités de S & T qui pourraient s’avérer nécessaires. De plus, RDDC élaborons actuellement un outil de gestion des risques exhaustif à vocation scientifique qui associe les éléments de risque traditionnels à d’autres facteurs, tels que les considérations politiques, la maturité de la technologie, l’adaptabilité, la soutenabilité et la capacité financière. Cette méthode de prévision dynamique des risques sera employée régulièrement pour évaluer et gérer les risques associés au Plan d’investissement ainsi que pour orienter notre programme et nos activités de manière à réaliser les plus grandes priorités de la Défense.

La SDFC comporte une section visant à « assurer le bon positionnement de l’industrie canadienne ». Elle indique qu’un financement stable à long terme est une condition préalable à la réalisation de la stratégie économique du gouvernement - Avantage Canada. RDDC collabore avec des collègues de la Défense et d’autres ministères en vue d’établir une nouvelle relation avec l’industrie canadienne, de sorte que nos dépenses en R&D entraînent un maximum d’avantages socio-économiques pour le Canada. Notre objectif consiste à inviter l’industrie à développer des technologies qui favoriseront leur réussite sur le marché international.

Les opérations militaires nationales et internationales demeurent une priorité pour le Ministère. RDDC continuera donc d’appuyer les opérations menées en Afghanistan en plus de contribuer aux préparatifs en vue d’assurer la sécurité pendant les sommets du G8, du G20 et des leaders nord-américains. L’appui que nous offrons aux forces en Afghanistan consiste notamment à assurer le soutien immédiat aux opérations sur le terrain en déployant des analystes et des techniciens de laboratoire pour composer avec des problèmes urgents comme la protection contre les engins explosifs de circonstance (C-IED). Nous appuyons également le processus d’acquisition de l’équipement et des systèmes dont on a un besoin urgent et nous contribuons à la formation des militaires qui s’apprêtent à partir en mission. RDDC veillera à ce que les grandes capacités dont il dispose, ainsi que celles des alliés et des autres partenaires, soient toujours à la disposition de ceux qui en ont besoin.

Par l’entremise de projet Solutions de sécurité coordonnées pour les événements majeurs (SSCEM), RDDC travaille de concert avec la Défense nationale et d’autres partenaires en vue d’assurer que la capacité S&T du Canada soit mise à profit pendant la planification et l’application des mesures de sécurité lors des sommets du G8, du G20 et des leaders nord-américains. Ainsi, les Forces canadiennes peuvent jouer un rôle important et bien défini à l’appui de leurs partenaires de sécurité, notamment la Gendarmerie royale du Canada. Les travaux se poursuivront jusqu’à la clôture du sommet des leaders nord-américains et nous comptons nous inspirer des leçons retenues de projet SSCEM pour établir une capacité nationale solide et réutilisable pour assurer la sécurité lors de la tenue d’autres événements d’envergure.

Ressources financières

Ressources financières (en milliers $) par année financière

Dépenses prévues2009-2010

Dépenses planifiées2010-2011

Dépenses planifiées2011-2012

Dépenses planifiées2012-2013

Crédit 1er – Rémunération et personnel1

             123,989

             114,674

             113,925

             112,636

Sous-total - Crédit 1er – Rémunération et personnel

$123,989

$114,674

$113,925

$112,636

Crédit 1er – Fonctionnement et entretien

               30,659

             113,662

             112,270

             114,019

Crédit 1er – Contrats de recherche et développement2

               92,498

               30,081

               30,532

               30,990

Crédit 1er – Environnement et Infrastructure

               13,650

               11,653

               11,814

               11,978

Crédit 1er – Centre des sciences pour la sécurité

(CSS)3,5

               51,292

               38,942

               41,599

                 6,383

Crédit 1er – Revenue

                (3,500)

                (3,500)

                (3,500)

                (3,500)

Sous-total Crédit 1er – Fonctionnement et entretien

$184,599

$190,837

$192,715

$159,869

Total du Crédit 1er

$308,588

$305,511

$306,640

$272,505

Crédit 5 – Immobilisations4

               10,419

               25,896

                 7,650

                 7,650

Crédit 5 – Centre des sciences pour la sécurité (CSS)5

                 2,265

                 7,500

                 6,500

                    500

Total du Crédit 5

$12,684

$33,396

$14,150

$8,150

Grand total

$321,272

$338,907

$320,790

$280,655

Source: Recherche et développement pour la Défense du Canada et le groupe du Sous-ministre adjoint (Finances et Services du Ministère)

*Les chiffres étant arrondis, leur somme peut différer du total indiqué.

Ressources humaines

 

Prévus
2009-2010

Planifiés 2010-2011

Planifiés 2011-2012

Planifiés 2012-2013

Équivalents temps pleins (ETP) Civils

1688

1714

1729

1729

Source: Recherche et développement pour la Défense du Canada

Notas:

  1. La différence entre les chiffres de 2009-2010 et ceux des prochaines années est en majeure partie attribuable aux indemnités provisoires (c.-à-d. rémunération pour maintien en fonction), au montant de 6,0 M$, versées aux scientifiques de la Défense et au paiement de salaire rétroactif suite au renouvellement de la convention collective. Les chiffres ci-dessus englobent les salaires du personnel du CSS : 4,7 M$ en 2009-2010, 3 M$ pour 2010-2011, 3 M$ pour 2011-2012,  et 1,7 M$ for 2012-2013.         
  2. La différence entre les chiffres de 2009-2010 et ceux des prochaines années est imputable à la réaffectation en cours d’exercice de fonds de l’enveloppe de fonctionnement et entretien vers celle des contrats de recherche et de développement.
  3. En 2009-2010, il y a un report sur les exercices ultérieurs de 21 M$ et un report net de fonds de 2,5 M$ (+16,5 M$ des années financières antérieures et -14,0 M$) pour répondre aux besoins actuels. Le report de fonds est lié à l’Initiative de recherche et de technologie chimique, biologique, radionucléaire et explosive (CBRNE) (IRTC). Les années de planification tiennent compte du report de 10,3 M$ en 2010-2011, 12 M$ en 2011-2012 et 4 M$ en 2012-2013.
  4. Les chiffres ci-dessus comprennent le montant de 14,5 M$ en 2010-2011 associé au Programme d’exploitation de la technologie (PET).
  5. Le financement de l’Initiative de recherche et de technologie chimique, biologique, radionucléaire et explosive (CBRNE) (IRTC) prend fin en 2011-2012; on ne tient pas compte du financement dans les chiffres de 2012-2013, à part le report. En 2010-2011, on demandera au Conseil du Trésor l’autorisation de renouveler le programme afin que son financement ne soit pas interrompu.